Domotec Logo
Abo
  • Linkedin
  • TECHNIQUE DU BÂTIMENT
    • ACTUALITÉS
    • CVCS
    • SANITAIRE
    • FORMATION
    • DOMOPÉDIA
  • ÉLEC / DIGITAL
    • ACTUALITÉS
    • ÉLECTROTECHNIQUE
    • ÉCLAIRAGE
    • DIGITALISATION
    • MOBILITÉ ÉLECTRIQUE
    • ÉNERGIE
    • FORMATION
    • DOMOPÉDIA
    • ASSOCIATIONS
  • Agenda
  • Magazine
    • LIRE EN LIGNE
    • Données médiatiques
    • Mentions légales 
    • Protection des données
    • Contact et team
  • Abonnement
  • Newsletter
  • TV
  • Suche

    «L'IA, un bon esclave, mais un mauvais maître»

    EPFL IA

    L’IA s’invite dans tous les aspects de notre vie. Mais à quelle vitesse sommes-nous prêts à l’adopter, et à quelles conditions ? Un rapport publié par l’EPFL AI Center, en collaboration avec l’Université de Genève, restitue à la fois les perceptions d’un échantillon représentatif de la population romande et les recommandations d’une assemblée citoyenne.


    Auteur: Mélissa Anchisi

    Source: EPFL, Photo : 2026 EPFL AI Center - Nicolas Machado


    Une utilisation massive, en dépit de craintes sérieuses en matière de cyberattaques, de deepfake ou de respect de la vie privée. Voici le paradoxe qui ressort d’une assemblée citoyenne sondée sur ses dispositions vis-à-vis de l’intelligence artificielle. L’EPFL AI Center, en collaboration avec le Pôle de recherche en innovations démocratiques de l'Université de Genève et l’association Demoscan, a initié ce processus inédit qui débouche sur la publication de son rapport final en français et allemand. Il contient 20 propositions concrètes pour encadrer et accompagner le déploiement de l’IA. En résumé, « l’IA est un bon esclave, mais un mauvais maître ».

    «L’intelligence artificielle est l’une des transformations technologiques les plus marquantes de notre époque. Son développement rapide touche le travail, la santé, l’éducation, la vie privée, la vie démocratique », rappelle Marcel Salathé, codirecteur de l’EPFL AI Center. «Face à l’ampleur de ces enjeux, le rapport rappelle qu’il est essentiel que les citoyennes et citoyens puissent exprimer et contribuer à façonner l’avenir de cette technologie, plutôt que d’en subir les effets.»

    Une démarche en deux temps

    Ce document est le fruit de deux démarches complémentaires. D’abord, une enquête qui a permis, grâce au soutien de l’Office fédéral de la statistique, de collecter les avis de 734 résidentes et résidents des cantons romands et régions francophones des cantons plurilingues. Le questionnaire portait principalement sur leurs usages et opinions en matière d’intelligence artificielle.

    Puis, parmi celles et ceux ayant manifesté leur intérêt, 40 citoyennes et citoyens ont été retenus pour constituer un panel diversifié (canton, âge, niveau de formation, intérêt pour la politique). L’assemblée s’est ensuite réunie deux week-ends durant le mois de novembre pour discuter, débattre et délibérer. Le processus délibératif a été conçu et mené par l’association Demoscan, responsable de la méthodologie et de l’animation, selon un principe central de neutralité destiné à favoriser une discussion informée et équilibrée.

    « La démocratie ne se limite pas aux urnes. Une assemblée citoyenne, c’est un dispositif qui transforme une opinion intuitive en jugement réfléchi : on donne du temps, des informations et un cadre neutre pour débattre, puis on produit des propositions argumentées », explique Nenad Stojanović, professeur à l’Université de Genève et co-fondateur de Demoscan.

    Une adoption déjà massive, mais des attentes fortes

    L’enquête montre que 87% des répondantes et répondants ont déjà utilisé au moins un outil d’IA et que ChatGPT est l’outil le plus répandu (70%). Cette adoption s’accompagne néanmoins d’une demande de règles claires : 90% estiment que les systèmes informatiques devraient toujours préciser lorsque l’on interagit avec une machine, et 70% souhaitent que le développement de l’IA soit strictement encadré par les autorités publiques.

    Les principales inquiétudes concernent l’utilisation malveillante (piratage, cyberattaques, 81%) et la difficulté à distinguer le vrai du faux (deepfakes, désinformation,77%), devant le respect de la vie privée (65%) et la menace sur l’emploi (59%). Dans les perceptions, près de 69% considèrent que l’IA constitue une menace sérieuse pour la vie privée et la sécurité des données.

    Qui doit piloter la gouvernance de l’IA ?

    Un petit tiers des sondés désigne le gouvernement suisse comme acteur prioritaire de la gouvernance de l’IA (31%), mais presque autant répond “ne sait pas” (27%), signalant un besoin de clarification institutionnelle. Dans les priorités politiques, la protection des données personnelles arrive largement en tête (68%), suivie des directives éthiques et de la transparence (41%) et de la prévention d’une IA incontrôlable (40%).

    Le rapport vise à nourrir les réflexions académiques, institutionnelles et politiques sur la gouvernance de l’IA, en ancrant le débat dans les attentes et recommandations de la population. Dans le préambule du rapport, les participantes et participants appellent à limiter la prise de décision autonome des systèmes et à préserver la capacité de choix des individus.

    «La prochaine étape, je l’espère, pourrait être d’étendre la démarche au niveau suisse, pour que la gouvernance de l’IA s’appuie sur des recommandations citoyennes dans toutes les régions linguistiques», conclut Marcel Salathé.

     

    20 propositions citoyennes autour de 5 enjeux

    Au terme de la délibération, les participantes et participants ont formulé 20 propositions structurées en cinq axes :

    1.    Rôle de l’État : la création d’un Office fédéral de l’IA a été proposé pour assurer le financement pérenne de la recherche.

    2.    Accès et formation : il est crucial de sensibiliser la population aux risques liés à l’utilisation de l’IA générative et de promouvoir les rencontres sociales pour éviter un monde « tout-IA ».

    3.    Monde du travail : l’accent a été mis sur l’anticipation des impacts économiques et personnels liés à la perte ou la modification d’un emploi, ainsi que l’aide à la reconversion.

    4.    Traçabilité : l’utilisation d’un label pourrait permettre d’identifier et de valoriser la création humaine. De plus, la protection des droits d’auteur devrait être renforcée.

    5.    Pratiques responsables : une législation spécifique ainsi que des outils pédagogiques devraient être mis en place pour sensibiliser à la protection des données et lutter contre les cyberattaques.

    Ces articles pourraient également vous intéresser

    Un électricien réalise le câblage de contrôleurs pour l’automation du bâtiment

    Nous vous présentons la profession de : Informaticien/cienne du bâtiment CFC


    Une photo de 7 lauréats avec leurs prix accompagnés du direteur de suissetec
    (de g. à d.) Christoph Schaer, directeur de suissetec, avec les vainqueurs des SwissSkills dans leur catégorie professionnelle : Henric Schild, Yanic Fürst, Samuel von Gunten, Fabio Barbieri, Benoit Davioli, Noah Koch, Andri Laurent Marthaler. (Image : zVg)

    Les SwissSkills battent tous les records


    Renaults eWays, en route vers une mobilité zéro émission


    Notre série sur la formation professionnelle « Ton avenir » (partie 2)


    Le top 1 par profession
    Le top 1 par profession

    La fierté concernant la relève dans le secteur électrique


    Voir tous les articles
    • Facebook
    • Twitter
    • LinkedIn
    • E-mail
    • tumblr
    • Reddit

    Mentions légales

    Source du texte: Mélissa Anchisi

    Source de l'image: 2026 EPFL AI Center - Nicolas Machado

    Informations

    Autres articles

    Ce que sont devenus les 220 millions du roi des WC


    Double protection pour tout type de bâtiment


    News associations – décembre 2022


    Trois méthodes de mesure pour les installations de mise à la terre


    Stand EM, Electro.Matériel SA

    La force du conseil EM – en direct à l’Electro-Tec


    Voir tous les articles
    • EPFL
    • IA
    • vie privée

    Veröffentlicht am: 11.02.2026

    Aperçu du site

    Logo Domotech
    Nos autres magazines
    • Protection des données
    • Mentions légales 
    • Newsletter

    Ce site internet utilise des cookies.

    Schützt vor Cross-Site-Request-Forgery Angriffen.

    Durée de conservation: Dieses Cookie bleibt nur für die aktuelle Browsersitzung bestehen.

    Speichert die aktuelle PHP-Session.

    Durée de conservation: Dieses Cookie bleibt nur für die aktuelle Browsersitzung bestehen.

    Nous utilisons des cookies pour personnaliser le contenu et les annonces, pour proposer des fonctionnalités de médias sociaux et pour analyser le trafic sur notre site web. Nous partageons également des informations sur votre utilisation de notre site avec nos partenaires de médias sociaux, de publicité et d'analyse. Nos partenaires peuvent combiner ces informations avec d'autres données que vous leur avez fournies ou qu'ils ont collectées dans le cadre de votre utilisation des services.

    Protection des données