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    Chez soi dans la profession - avec Selina Winzer

    Installatrice électricienne et future cheffe de projet

    Dans le premier épisode de la saison 2026 de « Nous Sommes le Futur », nous rencontrons Selina Winzer, installatrice électricienne et future cheffe de projet en installation électrique et sécurité. Âgée de 26 ans, elle travaille chez StWZ Energie AG à Zofingue en tant que cheffe de projet / installatrice électricienne. Pour cet échange et le tournage vidéo, elle a choisi la salle de contrôle du réservoir d’eau du Rebberg à Zofingue.


    Texte : Annette Jaccard, René Senn
    Photos : Michael Donadel


    Mes débuts dans la branche

    À 12 ou 13 ans, j’ai participé à la Journée Oser tous les métiers en rendant visite à mon père, informaticien de gestion, sur son lieu de travail. C’était intéressant, mais tout était gris : le bureau, la table, l’ordinateur… et ça m’a plutôt rebutée. Comme j’ai toujours aimé bricoler, il m’est apparu clairement après cette journée que je voulais apprendre un métier manuel. J’ai effectué plusieurs stages de découverte, postulé chez Alpiq à l’époque et commencé un apprentissage de quatre ans en tant qu’installatrice électricienne CFC. Lorsque Alpiq a été rachetée par Bouygues, j’ai pu y terminer mon apprentissage avec succès.

    Dans le premier épisode de la saison 2026 de « Nous Sommes le Futur », nous rencontrons Selina Winzer, installatrice électricienne et future cheffe de projet en installation électrique et sécurité. Âgée de 26 ans, elle travaille chez StWZ Energie AG à Zofingue en tant que cheffe de projet / installatrice électricienne. Pour cet échange et le tournage vidéo, elle a choisi la salle de contrôle du réservoir d’eau du Rebberg à Zofingue.


    Texte : Annette Jaccard, René Senn
    Photos : Michael Donadel


    Mes débuts dans la branche

    À 12 ou 13 ans, j’ai participé à la Journée Oser tous les métiers en rendant visite à mon père, informaticien de gestion, sur son lieu de travail. C’était intéressant, mais tout était gris : le bureau, la table, l’ordinateur… et ça m’a plutôt rebutée. Comme j’ai toujours aimé bricoler, il m’est apparu clairement après cette journée que je voulais apprendre un métier manuel. J’ai effectué plusieurs stages de découverte, postulé chez Alpiq à l’époque et commencé un apprentissage de quatre ans en tant qu’installatrice électricienne CFC. Lorsque Alpiq a été rachetée par Bouygues, j’ai pu y terminer mon apprentissage avec succès.

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    À propos de Selina Winzer et de sa formation

    Formation initiale : Installatrice électricienne CFC, diplôme obtenu en 2019 chez Bouygues

    Activité actuelle : 50 % cheffe de projet, 40 % installation électrique, 10 % suivi des apprentis

    Formation continue actuelle : Cheffe de projet en installation électrique et sécurité, 4ᵉ semestre

    Ce qu’elle apprécie particulièrement dans son métier : Travailler avec l’électricité, une énergie que l’on ne voit pas et que l’on n’entend pas, mais que l’on peut néanmoins rendre utile.

    J’ai trouvé ma place

    Aujourd’hui, je me sens très bien dans la branche. Sans nous, les « électriciens », beaucoup de choses cesseraient de fonctionner très rapidement, et une panne de courant rend les gens extrêmement nerveux. Je trouve fascinant le fait que l’électricité n’existe que physiquement : on ne la voit pas, on ne la sent pas, et pourtant on peut l’utiliser. Beaucoup de personnes ne savent pas vraiment ce que cela signifie quand je dis que je suis installatrice électricienne, mais le terme « électricien », lui, leur parle.


    Ma fascination pour ce métier

    La condition la plus importante pour exercer ce métier, c’est l’intérêt : pour le travail manuel, la technique et le fonctionnement de l’ensemble. Bien sûr, il faut aussi une certaine habileté manuelle, mais apprendre à utiliser des outils se fait assez rapidement. En tant que formatrice professionnelle, j’accompagne également les apprentis dans notre entreprise, ce que j’apprécie beaucoup. Transmettre mes connaissances et accompagner les jeunes dans leur parcours me fait vraiment plaisir.
    Tout n’est évidemment pas toujours agréable dans mon travail. Mais une bonne journée, c’est quand les clients sont satisfaits de ce que j’ai réalisé, et que je le suis aussi. Il y a aussi des jours où les choses ne se passent pas comme prévu. Me retrouver face à un problème que je ne parviens pas à résoudre est très frustrant. Mais ce sont justement ces situations qui me stimulent et qui rendent le métier passionnant et exigeant.

    Pourquoi ce métier est si important

    Lorsqu’on doit couper le courant, on se rend très vite compte à quel point les gens en dépendent. L’absence d’électriciens se remarquerait immédiatement. Mon métier implique aussi une grande responsabilité. Comme nous travaillons avec l’électricité, nous devons être constamment vigilants : pour nous-mêmes, mais aussi pour les personnes chez qui nous intervenons. L’objectif est qu’à la fin, tout fonctionne en toute sécurité.

    Chez moi dans la profession

    Actuellement, je travaille environ moitié comme cheffe de projet, moitié comme installatrice, et ce mélange me plaît beaucoup. Je planifie des installations photovoltaïques et je les installe ensuite moi-même. C’est essentiel pour moi, car c’est la seule manière d’intégrer l’expérience du terrain dans la planification. Je ne souhaite pas devenir quelqu’un qui reste uniquement au bureau, même après avoir terminé ma formation de cheffe de projet en installation et sécurité.

    Mes principales compétences sont mon intérêt pour l’installation et pour l’électrotechnique. L’une de mes forces est de garder une vue d’ensemble lors de l’installation. Je fais un plan global et je le mets en œuvre étape par étape. Je suis également douée pour coordonner les choses.
    Un moment dont je suis particulièrement fière ? Avoir pu mettre en service la grande installation photovoltaïque du Circle à l’aéroport de Zurich chez mon ancien employeur. J’y pense à chaque fois que je passe dans les environs.

    Pourquoi ce métier est si important

    Lorsqu’on doit couper le courant, on se rend très vite compte à quel point les gens en dépendent. L’absence d’électriciens se remarquerait immédiatement. Mon métier implique aussi une grande responsabilité. Comme nous travaillons avec l’électricité, nous devons être constamment vigilants : pour nous-mêmes, mais aussi pour les personnes chez qui nous intervenons. L’objectif est qu’à la fin, tout fonctionne en toute sécurité.

    Chez moi dans la profession

    Actuellement, je travaille environ moitié comme cheffe de projet, moitié comme installatrice, et ce mélange me plaît beaucoup. Je planifie des installations photovoltaïques et je les installe ensuite moi-même. C’est essentiel pour moi, car c’est la seule manière d’intégrer l’expérience du terrain dans la planification. Je ne souhaite pas devenir quelqu’un qui reste uniquement au bureau, même après avoir terminé ma formation de cheffe de projet en installation et sécurité.

    Mes principales compétences sont mon intérêt pour l’installation et pour l’électrotechnique. L’une de mes forces est de garder une vue d’ensemble lors de l’installation. Je fais un plan global et je le mets en œuvre étape par étape. Je suis également douée pour coordonner les choses.
    Un moment dont je suis particulièrement fière ? Avoir pu mettre en service la grande installation photovoltaïque du Circle à l’aéroport de Zurich chez mon ancien employeur. J’y pense à chaque fois que je passe dans les environs.

    Mon regard sur la branche électrique

    Lorsque j’ai décidé, jeune femme, de devenir installatrice électricienne, je n’imaginais pas que je travaillerais presque exclusivement avec des hommes — et que cela fonctionnerait aussi bien. Le ton sur les chantiers peut parfois être rude. Il faut s’y habituer et apprendre à y faire face. Pour moi, cela fait partie de la réalité à laquelle j’ai dû me confronter.
    Si de jeunes femmes sont passionnées par le travail manuel, elles devraient absolument suivre cette voie et ne pas se laisser intimider par la technique perçue comme un domaine masculin. Je recommande vivement de faire un stage de découverte afin de voir si le métier correspond vraiment.

    Les femmes dans la branche

    Malheureusement, dans le quotidien des chantiers, il existe encore des situations où les femmes sont traitées de manière irrespectueuse ou harcelées. Cela peut aller de remarques stupides à des propos déplacés ou dénigrants, voire à des agressions physiques. Cela arrive plus souvent qu’on ne le pense. Une réalité que je trouve incompréhensible — tout comme le fait de détourner le regard, y compris au sein des entreprises, même de celles qui emploient déjà des femmes ou souhaitent le faire.
    Pour mes collègues et moi, il est clair que de tels comportements ne doivent pas être tolérés. Il y a des limites à ne pas dépasser. C’est pourquoi il est essentiel que les employeurs nous soutiennent. Chez StWZ, par exemple, nous avons convenu que nous pouvions quitter une situation si des limites sont franchies lors d’un contact client ou sur un chantier. J’aimerais aussi que l’on parle plus ouvertement du harcèlement des femmes dans le monde du travail et que des règles claires soient établies. Les collègues devraient également avoir le courage de poser des limites aux comportements déplacés. Cela n’arrive pas encore assez souvent.

    Un quotidien professionnel semé d’obstacles

    Penser que le harcèlement est un problème uniquement présent sur les chantiers est une erreur. Mes collègues et moi vivons aussi des situations désagréables dans le cadre de la maintenance et du service. Il y a généralement trois types de réactions lorsque nous arrivons chez un client : certains sont neutres et simplement contents que leur problème soit résolu, d’autres sont agréablement surpris. Et puis il y a ceux qui ne nous prennent pas au sérieux et demandent si nous n’aurions pas dû venir avec un collègue masculin.
    La phrase « Oh, deux femmes, je ne m’y attendais pas » peut être perçue comme positive ou déplacée selon le ton. Je me demande donc : est-ce simplement une « culture de chantier » ? Ou un problème que nous avons trop longtemps minimisé ? Je penche pour la seconde option.

    Le regard tourné vers l’avenir

    La branche électrique nous offre à toutes et à tous d’énormes perspectives : le travail ne manque pas. Après notre formation initiale, nous disposons d’une base solide et de nombreuses possibilités d’évolution, tant en termes de lieux de travail que de spécialisations — de l’hôpital à la centrale nucléaire, indépendamment du genre.

    Pour ma part, je m’intéresse actuellement de près aux installations photovoltaïques, ce qui me motive énormément. L’installation de bornes de recharge avec gestion de charge pour véhicules électriques ou encore l’automatisation des bâtiments sont également des thèmes passionnants dans notre secteur. Une chose est certaine : nous pouvons contribuer activement à la transition énergétique.

    Justement parce que la branche est essentielle et en forte croissance, elle devrait être plus ouverte et plus accessible aux femmes. J’aimerais que davantage de femmes aient le courage de travailler dans l’électricité. Cela rendra aussi plus normal, pour la branche comme pour les clients, de voir des installatrices intervenir — et reconnaître qu’elles sont tout aussi compétentes que leurs collègues masculins. Et si, à terme, davantage de femmes travaillent sur les chantiers dans tous les corps de métier, l’ambiance y sera aussi plus respectueuse.

    Mon conseil final aux jeunes femmes : si le travail manuel vous intéresse, lancez-vous. Faites des stages de découverte, allez voir sur le terrain. Et si ça vous correspond : foncez. C’est un métier passionnant !

     

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    • https://www.electro-partner.ch/fr
    • https://www.elektro-material.ch/fr/shop/tous-les-produits/c/all
    • https://www.esylux.ch/fr/
    • https://www.feller.ch/fr
    • https://www.findernet.com/fr/france/
    • https://hager.com/fr-ch
    • https://www.knx.ch/knx-chfr/
    • https://www.se.com/ch/fr/
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    Texte : Annette Jaccard, René Senn

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    Veröffentlicht am: 25.02.2026

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