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    Le Vendée Globe, une aventure technologique et profondément humaine

    Justine Mettraux vendée globe
    Photo : Ronan Gladu

    Nous avons rencontré Justine Mettraux à Genève, lors de la soirée de fin d’année de MBG. Invitée spéciale de l’événement, la navigatrice était venue parler de bateaux hors normes, de technique, d’assistance, mais surtout de ce que représente, humainement, un tour du monde en solitaire. Quelques mois après le Vendée Globe 2024, qu’elle a bouclé à un rythme inédit, devenant la femme la plus rapide de l’histoire de l’épreuve, son témoignage a marqué l’auditoire par sa clarté et sa sobriété.


    Texte: Marc Schoeffel


    Le Vendée Globe fascine par son image brute : un marin seul, lancé autour du monde sans escale ni assistance. Mais derrière cette représentation presque mythique se cache une réalité autrement plus dense. Créée en 1989 et organisée tous les quatre ans, la course est aujourd’hui un concentré de technologie, de préparation minutieuse et de résistance mentale. Pour Justine Mettraux, il ne s’agit jamais d’un exploit isolé, mais du résultat d’un projet construit sur la durée, avec méthode, entouré d’expertises multiples et porté par une énergie constante.

    Justine Mettraux, entre Léman et horizons lointains

    Le rapport de Justine à la mer commence loin des océans. Elle grandit en région genevoise et découvre la navigation très jeune sur le lac Léman, lors de sorties familiales où le bateau est avant tout un espace de liberté et de contact avec la nature. À cette époque, la compétition n’est pas encore un objectif. Elle le devient plus tard, à l’adolescence, lorsqu’elle intègre un centre d’entraînement genevois destiné aux jeunes navigateurs.

    Cette structure, soutenue par la Ville de Genève, lui permet de naviguer plusieurs jours par semaine, d’apprendre la régate en équipage et de se confronter progressivement à un cadre plus exigeant. En parallèle, Justine se forme à la navigation hauturière et à la gestion d’un bateau en mer, auprès de skippers professionnels soucieux de transmettre leur expérience. Ce double apprentissage – la rigueur sportive d’un côté, la responsabilité du large de l’autre – va durablement façonner son parcours.

    Après une première expérience professionnelle sur le lac Léman, au sein d’un projet féminin en multicoque, elle s’oriente naturellement vers la course au large. La Mini Transat marque un tournant. Sur ces bateaux de 6,50 mètres, tout repose sur le skipper : la préparation, la technique, la navigation, les décisions. Une école rude, mais déterminante, qui confirme son envie de s’inscrire durablement dans cette discipline.

     

    • Justine Mettraux vendée globe
      La mise à l’eau, Photo : Pierre Bouras
    • Justine Mettraux vendée globe
      Justine et son équipe, Photo : Pierre Bouras

     

    Un projet qui se construit sur plusieurs années

    À l’écouter, le Vendée Globe ne commence jamais le jour du départ. Il s’inscrit dans un cycle long, généralement quatre ans, avec une phase de préparation qui dépasse souvent trois saisons complètes. Avant de pouvoir s’aligner sur la ligne, chaque skipper doit se qualifier, en participant à plusieurs grandes courses océaniques comme la Route du Rhum ou la Transat Jacques Vabre. Ces épreuves servent autant à valider les compétences humaines qu’à éprouver la fiabilité du bateau.

    La préparation est un équilibre permanent. Beaucoup de navigation, d’abord, avec des entraînements collectifs entre skippers IMOCA, permettant de comparer les performances, d’affiner les réglages et de se mesurer dans des conditions proches de la course. À cela s’ajoute un travail physique intense. Justine insiste sur ce point : manœuvrer seule un bateau de près de neuf tonnes, parfois dans des mers très formées, exige une préparation spécifique et continue. Le mental, enfin, occupe une place centrale. Tenir sur la durée, accepter l’imprévu, rester lucide pendant plus de deux mois en solitaire ne s’improvise pas.

    Des bateaux conçus comme des machines de pointe

    Les IMOCA engagés sur le Vendée Globe sont des monocoques de 60 pieds (18,28 mètres), régis par une jauge ouverte qui laisse une grande liberté de conception, tout en imposant certaines pièces standardisées pour des raisons de sécurité et de coûts. Mât, quille ou éléments critiques sont ainsi monotypes.

    Le bateau de Justine, comme celui de plusieurs concurrents, est issu d’un même moule. Un détail peu connu du grand public, mais courant dans la classe, qui permet de mutualiser une partie de la construction tout en laissant à chaque équipe la possibilité d’optimiser ses choix techniques. Entièrement construits en matériaux composites, ces bateaux combinent des zones monolithiques en carbone, très sollicitées à l’avant, et des structures sandwich à l’arrière.

    Les foils, longs appendices latéraux en carbone, ont profondément transformé la navigation. Ils réduisent la surface mouillée et permettent d’atteindre des vitesses impressionnantes, au prix de contraintes mécaniques élevées. À bord, la technologie est omniprésente : hydraulique, électronique embarquée, capteurs, pilote automatique, ballasts, quille basculante. L’ensemble forme un système complexe, qui nécessite de longs mois de mise au point avant d’être pleinement fiable.

    Dormir, économiser, rester en sécurité

    Sur un IMOCA lancé à plus de 20 nœuds, l’endurance ne se limite pas à la force physique. Elle repose sur une organisation de chaque instant. Justine décrit un sommeil fragmenté, fait de courtes séquences de 40 minutes à une heure, entrecoupées de contrôles. Des alarmes puissantes sont là pour signaler toute anomalie, qu’il s’agisse d’un changement de conditions ou d’un problème technique.

    Tout dépend de la mer. Certaines tâches ne peuvent être réalisées que dans des fenêtres très précises. Intervenir au mauvais moment peut s’avérer dangereux, tant les mouvements à bord sont violents. La sécurité devient alors un réflexe quotidien : casque porté à haute vitesse, vigilance constante face aux chocs, attention portée aux objets dérivants. Justine évoque aussi les dispositifs mis en place pour limiter les collisions avec la faune marine, ainsi que les zones interdites définies par la direction de course.

    Seul à bord, jamais seul dans le projet

    Même si le skipper navigue seul, le projet est tout sauf solitaire. Autour de Justine gravite une équipe pluridisciplinaire : direction technique, ingénieurs, spécialistes composites, électroniciens, gréeurs, logisticiens, responsables de la communication et partenaires. Chacun joue un rôle précis pour assurer la cohérence du projet, le suivi budgétaire et la conformité réglementaire.

    En course, l’assistance est strictement encadrée. Justine peut demander un avis technique à distance pour diagnostiquer un problème, mais toute décision stratégique ou météorologique lui revient. Cette contrainte impose une préparation très en amont : anticiper les pannes, apprendre à réparer seule, comprendre en profondeur l’architecture du bateau.

     

    Justine Mettraux vendée globe
    Photo : Ronan Gladu

     

    Performance, économie et responsabilité

    Le Vendée Globe repose sur une équation économique particulière. Des primes existent, mais elles restent marginales au regard des investissements nécessaires. La réussite d’un projet tient avant tout à la confiance des partenaires, à la crédibilité sportive et à la capacité à s’inscrire dans la durée.

    La classe IMOCA intègre également des critères environnementaux de plus en plus présents : éco-score, matériaux recyclés, mutualisation des moules, réduction de l’empreinte carbone des chantiers. Des évolutions qui influencent la conception des bateaux, sans remettre en cause les exigences de sécurité.

    Regarder vers l’horizon

    Lors de la séance de questions-réponses à Genève, interrogée sur les moments les plus forts vécus en course, Justine cite spontanément le passage du cap Horn. Une première pour elle. Un moment marquant, presque suspendu, qui symbolise à la fois l’exigence de l’épreuve et le chemin parcouru pour y parvenir.

    Après un premier Vendée Globe disputé sur un bateau de génération précédente, l’objectif est désormais de repartir avec un IMOCA neuf pour le prochain cycle. La conception, la construction, puis la longue phase de fiabilisation s’étaleront sur plusieurs années.

    À travers le parcours de Justine Mettraux, le Vendée Globe apparaît alors pour ce qu’il est réellement : une aventure totale, où se mêlent ingénierie de pointe, organisation collective et engagement humain absolu.

     

    Justine Mettraux à la soirée MBG à genève
    Nous avons rencontré Justine Mettraux lors de la soirée MBG à Genève, le 26 novembre dernier. Photo : Marc Schoeffel

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    Texte: Marc Schoeffel

    Source de l'image:

    1 + 4: Ronan Gladu, 2 + 3: Pierre Bouras, 5: Marc Schoeffel

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    Veröffentlicht am: 27.03.2026

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