Le sommeil est devenu un véritable enjeu de santé publique. Pour mieux comprendre l’impact de l’environnement urbain sur la qualité du repos nocturne, l’EPFL coordonne le projet URBASAN. Cette initiative associe communes, hôpitaux et institutions partenaires afin de cartographier les habitudes de sommeil de la population et d’identifier les facteurs environnementaux susceptibles de les influencer.


Source du texte: EPFL, rédaction Domotech Magazine


Près d’un Suisse sur deux déclare souffrir de troubles du sommeil. Ces difficultés peuvent affecter la qualité de vie et sont associées à divers problèmes de santé, notamment la dépression ou certaines maladies neurodégénératives. À travers URBASAN, les chercheurs souhaitent analyser l’influence d’éléments tels que le bruit routier, la densité du bâti, la présence d’espaces verts ou encore l’exposition à la lumière artificielle nocturne.

Une plateforme pour mieux comprendre les habitudes de sommeil

Le projet repose sur une plateforme numérique sécurisée permettant de collecter des données auprès de la population. Les participantes et participants répondent à différents questionnaires portant sur leurs habitudes de sommeil, mais également sur des indicateurs liés à la santé mentale, à l’activité physique et à leur environnement quotidien.

L’ensemble des données collectées est anonymisé et hébergé sur les infrastructures de l’EPFL. Cette approche vise à garantir un haut niveau de protection des données tout en permettant aux chercheurs d’identifier des tendances à l’échelle des quartiers et des communes.

Une collaboration entre recherche, santé et collectivités

URBASAN bénéficie d’un financement de 1,5 million de francs de Promotion Santé Suisse et implique plusieurs communes romandes, notamment La Chaux-de-Fonds, Le Locle, Yverdon-les-Bains et Onex.

Le projet s’appuie sur une collaboration entre l’EPFL, les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), le Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) ainsi que les collectivités participantes. Les résultats permettront de mieux comprendre l’impact de l’environnement urbain sur le bien-être des habitantes et habitants et d’orienter les futures politiques de prévention.

Des données pour guider les actions de prévention

Une fois les premières analyses réalisées, les chercheurs prévoient de mettre en place des campagnes de sensibilisation ciblées dans les secteurs où les données révèlent davantage de troubles du sommeil. Les premiers résultats significatifs sont attendus d’ici environ un an.

À plus long terme, la plateforme pourra être utilisée par d’autres communes et servir de base à de futures études de santé publique. L’objectif est d’aider les villes à concevoir des environnements plus favorables au sommeil et à la qualité de vie.

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