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    Chez soi dans la profession – avec Santina Müller

    La chef d'orchestre des bâtiments

    Elle permet au chauffage, aux stores, à l'éclairage et au photovoltaïque de communiquer entre eux: Santina Müller est cheffe de projet en automatisation des bâtiments chez De Boni Elektro AG. Elle est convaincue que la clé du succès réside dans l'écoute et la compréhension.


    Texte : René Senn
    Photos : Michael Donadel


    Mes débuts dans la branche

    J'ai su très tôt que je voulais faire un métier technique. Quatre de mes cousines ont suivi un apprentissage dans un domaine technique. Chez nous, la question de savoir si un métier convenait aux femmes ou aux hommes ne s'est donc jamais posée. Lorsque j'ai décidé de devenir électricienne, mon grand-père m'a simplement dit avec un clin d'œil: «Pourquoi pas maçonne? On a déjà une électricienne.» Il n'a jamais remis en question ce métier. J'ai donc obtenu en 2017 mon CFC d'électricienne avec maturité professionnelle.

    Dès mon apprentissage, j'ai été confrontée aux systèmes de commande et à l'automatisation sur les chantiers. Alors qu'à l'époque, la programmation restait l'apanage des autres, je n'avais le droit que de brancher des appareils. Les fonctionnalités sympas que j'ai pu observer m'ont fascinée. C'est ainsi que je me suis orientée vers l'automatisation des bâtiments.

    Elle permet au chauffage, aux stores, à l'éclairage et au photovoltaïque de communiquer entre eux: Santina Müller est cheffe de projet en automatisation des bâtiments chez De Boni Elektro AG. Elle est convaincue que la clé du succès réside dans l'écoute et la compréhension.


    Texte : René Senn
    Photos : Michael Donadel


    Mes débuts dans la branche

    J'ai su très tôt que je voulais faire un métier technique. Quatre de mes cousines ont suivi un apprentissage dans un domaine technique. Chez nous, la question de savoir si un métier convenait aux femmes ou aux hommes ne s'est donc jamais posée. Lorsque j'ai décidé de devenir électricienne, mon grand-père m'a simplement dit avec un clin d'œil: «Pourquoi pas maçonne? On a déjà une électricienne.» Il n'a jamais remis en question ce métier. J'ai donc obtenu en 2017 mon CFC d'électricienne avec maturité professionnelle.

    Dès mon apprentissage, j'ai été confrontée aux systèmes de commande et à l'automatisation sur les chantiers. Alors qu'à l'époque, la programmation restait l'apanage des autres, je n'avais le droit que de brancher des appareils. Les fonctionnalités sympas que j'ai pu observer m'ont fascinée. C'est ainsi que je me suis orientée vers l'automatisation des bâtiments.

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    À propos de Selina Winzer et de sa formation

    Formation initiale : Installatrice-électricienne CFC avec maturité professionnelle, EWS AG, diplômée en 2017

    Activité actuelle : Cheffe de projet spécialisée en automatisation des bâtiments, De Boni Elektro AG: env. 60% de travail de bureau, 20% de programmation/intégration, 20% de chantier/déplacements

    Formation continue actuelle : Cheffe de projet en automatisation des bâtiments avec brevet fédéral

    Ce qui la fascine : La polyvalence, la diversité, la réflexion logique et la collaboration interdisciplinaire

    Projets : Maisons de retraite, immeubles d'habitation, villas, immeubles de bureaux et bâtiments commerciaux

    Sur le plan professionnel, elle incarne : La vue d'ensemble, la réflexion interdisciplinaire, des solutions qui fonctionneront encore dans dix ans

    Ce que je fais : diriger des systèmes

    Quand quelqu'un me demande ce que je fais dans la vie, je réponds : je mets en réseau les différents systèmes du bâtiment afin qu'ils puissent communiquer entre eux. Ainsi, il devient possible d'utiliser le système de protection solaire pour soutenir le chauffage, par exemple en évitant que les stores ne se baissent. Ou encore de recharger sa voiture électrique précisément lorsque de l'énergie solaire est disponible. Si mon métier n'avait pas encore de nom, je l'appellerais donc cheffe d'orchestre des bâtiments. Une bonne automatisation du bâtiment rassemble différentes «voix» pour les faire fonctionner en parfaite harmonie.

    Plug-and-play vs solution professionnelle

    Le marché regorge aujourd'hui de technologies grand public que tout le monde peut acheter à titre privé, brancher et configurer via son téléphone portable. Nous, en revanche, fournissons des solutions professionnelles qui ont une longue durée de vie et qui seront encore compatibles dans dix ans. Pour expliquer cette différence aux clients, rien de mieux que de partir de l'usage concret et de l'émotion. Prenons un exemple : lorsqu'une personne doit appuyer sur six boutons différents à moitié endormie pour lancer sa journée, elle apprécie immédiatement le confort qu'apporte une seule commande permettant de tout faire d'un seul geste. C'est par cette dimension émotionnelle que l'on parvient à parler aux utilisateurs.

    Les interfaces sont le point crucial

    Le défi dans le domaine de la domotique consiste à faire en sorte que les nombreux systèmes complexes communiquent entre eux. Vu de l'extérieur, cela ne se voit pas toujours. Tout l'art réside dans le fait de garder une vue d'ensemble des interfaces et de savoir qui communique avec qui et comment.

    L'écoute active est alors d'une aide précieuse. La clé consiste à comprendre ce que les clients veulent réellement dire derrière leurs paroles, puis à communiquer soi-même dans un langage compréhensible. Nous avons souvent tendance à utiliser un jargon technique. Or, si un maître d'ouvrage ne comprend pas ce que nous construisons, la solution ne deviendra jamais véritablement la sienne. Expliquer, vulgariser et impliquer les parties prenantes font, à mes yeux, partie intégrante du cœur du métier de chef de projet.

    Les interfaces sont le point crucial

    Le défi dans le domaine de la domotique consiste à faire en sorte que les nombreux systèmes complexes communiquent entre eux. Vu de l'extérieur, cela ne se voit pas toujours. Tout l'art réside dans le fait de garder une vue d'ensemble des interfaces et de savoir qui communique avec qui et comment.

    L'écoute active est alors d'une aide précieuse. La clé consiste à comprendre ce que les clients veulent réellement dire derrière leurs paroles, puis à communiquer soi-même dans un langage compréhensible. Nous avons souvent tendance à utiliser un jargon technique. Or, si un maître d'ouvrage ne comprend pas ce que nous construisons, la solution ne deviendra jamais véritablement la sienne. Expliquer, vulgariser et impliquer les parties prenantes font, à mes yeux, partie intégrante du cœur du métier de chef de projet.

    Si j'étais conseillère fédérale

    Si je devenais conseillère fédérale demain, je prendrais immédiatement une mesure en matière de politique énergétique : rendre obligatoire l'installation de panneaux photovoltaïques sur tous les toits dès la construction ou la rénovation d'une maison. Ce qui me fascine dans le photovoltaïque, c'est que chacun peut produire sa propre électricité. Les installations «restent» en place toute la journée et produisent de l'électricité, sans mouvement et sans bruit. C'est une technologie fascinante et un secteur d'activité important pour la branche.

    Projet de maison de retraite

    Un projet m'a particulièrement fait progresser. J'ai eu l'occasion d'automatiser une grande maison de retraite où convergeaient des besoins très variés : les fonctions liées au bâtiment, comme l'ombrage automatique, les besoins du personnel d'entretien et de soins, et enfin, la nécessité pour les résidents de pouvoir, eux aussi, utiliser les commandes. Gérer ces multiples points de vue m'a permis de m'épanouir. Travailler sur un projet aussi important pour la société est également une source de fierté.

    Être une femme, un sujet ?

    Pour ma part, être une femme ne représente pas un défi supplémentaire dans le domaine de l'automatisation du bâtiment. Cela n'a jamais été un sujet dans ma famille, ni durant mon apprentissage, ni dans mon activité professionnelle actuelle. Aujourd'hui, lorsque je participe à une formation et que je suis la seule femme parmi seize hommes, je n'y prête même plus attention. Il y a parfois un bref regard de surprise au début, mais dès que la discussion s'engage, cela disparaît rapidement. Dans notre métier, ce qui compte avant tout, c'est la capacité à écouter, comprendre et communiquer. Ce sont ces qualités qui permettent d'avancer et de réussir.

    Être une femme, un sujet ?

    Pour ma part, être une femme ne représente pas un défi supplémentaire dans le domaine de l'automatisation du bâtiment. Cela n'a jamais été un sujet dans ma famille, ni durant mon apprentissage, ni dans mon activité professionnelle actuelle. Aujourd'hui, lorsque je participe à une formation et que je suis la seule femme parmi seize hommes, je n'y prête même plus attention. Il y a parfois un bref regard de surprise au début, mais dès que la discussion s'engage, cela disparaît rapidement. Dans notre métier, ce qui compte avant tout, c'est la capacité à écouter, comprendre et communiquer. Ce sont ces qualités qui permettent d'avancer et de réussir.

    Chez soi dans la branche

    Pour moi, être chez soi dans la branche signifie pouvoir mettre quotidiennement mes compétences en pratique et assouvir ma passion pour la technique. Ce qui me plaît dans mon métier, c'est son extrême polyvalence et le lien entre la réflexion logique et les défis liés à la communication. Le secteur de l'électricité est vaste et offre de nombreuses possibilités d'évolution. Dans dix ans, mon activité aura peut-être déjà complètement changé, mais je ferai toujours partie du secteur de l'électricité.

    Regard vers l'avenir

    Les interfaces entre les systèmes vont continuer à se multiplier. C'est ce que montrent les évolutions actuelles dans les domaines de l'automatisation du bâtiment, du photovoltaïque, de la gestion de l'énergie et des technologies associées. Parallèlement, les exigences en matière de communication augmentent. Il faut échanger avec les maîtres d'ouvrage, les autres corps de métier ainsi qu'avec les clientes et clients, dont les niveaux de connaissances sont très variés. Pour la branche, je souhaite donc une formation de base capable de suivre le rythme de ces évolutions. Il est également essentiel que les entreprises offrent à leurs collaborateurs l'espace nécessaire pour expérimenter, apprendre et se développer.

    Car diriger un bâtiment comme un chef d'orchestre dirige son ensemble, cela s'apprend avant tout sur le terrain.



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    La relève est un investissement en l’avenir! Les entreprises suivantes soutiennent la promotion de la relève, dans le cadre de l’action « Nous sommes l’avenir » initiée par EIT.swiss en collaboration avec Domotech:

    • https://www.electro-partner.ch/fr
    • https://www.elektro-material.ch/fr/shop/tous-les-produits/c/all
    • https://www.esylux.ch/fr/
    • https://www.feller.ch/fr
    • https://www.findernet.com/fr/france/
    • https://hager.com/fr-ch
    • https://www.knx.ch/knx-chfr/
    • https://www.se.com/ch/fr/
    • https://www.slg.ch/fr/
    • https://www.sonepar.ch/fr/homepage
    • https://voltech.ch/fr
    • https://www.wieland-electric.ch/fr/
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    Texte : René Senn

    Photos : Michael Donadel

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    Veröffentlicht am: 17.06.2026

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